14/10/2005

Déménagement

Je profite d'une bref moment où skynetblogs me laisse entrer chez moi pour vous dire que "Nettah voyage au Portugal" a déménagé à cette adresse:

http://nettah.canalblog.com/

Poster quelques jours pour ne plus pouvoir poster durant des semaines cela a tendance à m'agacer fortement (Rôndtidjû et à me faire jurer!) alors pour ne plus casser les oreilles à mon homme et apprendre des gros mots à fiston (Hou c'est pas bien!!!) et comme l'équipe technique de Skynet ne peut rien pour mon cas, je prends mes clics et mes clacs et en versant une ch'tite larme sur mon blog tout bleu, je me casse!

Alors je vous souhaite d'avance bienvenue dans mon nouveau blog home blog!

Nettah




18:11 Écrit par Nettah | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

29/09/2005

 La maison des douleurs...

Voici l'entrée d'une maison qui me fascine depuis mon arrivée à Braga. Je viens de me rendre compte en observant la photo que son nom est des plus triste: "Casa de Nossa Senhora das dores" (Maison de Notre-Dame des douleurs). cette maison se situe sur l'avenue du 31 janvier.

De quoi ont-ils peur? Contre quoi la mère essaie de protéger son enfant? Mystère…






01:07 Écrit par Nettah | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |

28/09/2005

Le vent nous portera (Noir désir)

 

Je n'ai pas peur de la route
Faudrait voir, faut qu'on y goûte
Des méandres au creux des reins
Et tout ira bien là
Le vent nous portera

Ton message à la Grande Ourse
Et la trajectoire de la course
Un instantané de velours
Même s'il ne sert à rien va
Le vent l'emportera
Tout disparaîtra mais
Le vent nous portera

La caresse et la mitraille
Et cette plaie qui nous tiraille
Le palais des autres jours
D'hier et demain
Le vent les portera

Génétique en bandouillère
Des chromosomes dans l'atmosphère
Des taxis pour les galaxies
Et mon tapis volant dis ?
Le vent l'emportera
Tout disparaîtra mais
Le vent nous portera


Ce parfum de nos années mortes
Ce qui peut frapper à ta porte
Infinité de destins
On en pose un et qu'est-ce qu'on en retient?
Le vent l'emportera

Pendant que la marée monte
Et que chacun refait ses comptes
J'emmène au creux de mon ombre
Des poussières de toi
Le vent les portera
Tout disparaîtra mais
Le vent nous portera



20:15 Écrit par Nettah | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Visite de Sé

Hier, fiston et moi-même sommes partis visiter le trésor de la cathédrale de Braga. Nous avions déjà été très souvent au sein de la cathédrale mais nous n’avions jamais visités les parties cachées aux yeux de ceux qui ne peuvent se payer les deux euros de la visite (guidée). Nous avons été accueilli par un monsieur ventru à grosse moustache et grosses lunettes, très sympathique et qui trouvait, apparemment, que fiston avait une tête à s’appeler « João » (C’est vrai que si fiston avait été 100 % Portugais, il aurait eu des chances de tomber juste) mais fiston aime son prénom et  a mit gentiment mais clairement les choses au clair !

Le guide parle en Portugais mais il articule tellement bien que ce n’est pas difficile de suivre.

 

 

L’édifice actuel a été érigé sur un sanctuaire antérieur à l’an 400, dans les sous-sols du chœur existe encore des vestiges du sanctuaire paléochrétien primitif et du haut Moyen-âge.

De la construction romane primitive ne subsiste que le portail sud et les voussures du portail ornées de scènes du « Roman de Renart ».

Au fil des siècles chacun a voulu y mettre sa patte, laisser son empreinte pour être dans les petits papiers du Bon Dieu ou plutôt Le défier ou L’égaler !

 

 

Lors de la visite trois portes de chapelle nous ont été ouvertes :

_ « Capela dos reis ». C’est une chapelle de style gothique, elle abrite les tombeaux de Henri de Bourgogne et sa femme Thérèse, parents du premier roi du Portugal, ainsi que la momie d’un archevêque de Braga, Dom Lourenço Vicente. Cette momie est un miracle selon le guide, elle  a été retrouvée lors de travaux de rénovation. A l’ouverture du caveau, ils s’attendaient à trouver des ossements qu’ils voulaient « ranger » dans une urne plus petite (cela prend de la place de garder les corps de tous les archevêques de la ville depuis la création du diocèse en l’an 400) et bien non, ils se sont retrouvés devant une momie très bien conservée…Personnellement cela me dégoûte de voir ce corps tout ratatiné exposé aux yeux de tous !

_ « capela de São Geraldo ». Cette chapelle est écrasante de par sa profusion d’azulejos, de tableaux encadrés de dorure et de ce tombeau encastré dans les boiseries dorées. Y repose l’archevêque Dom Rodrigo de Moura Teles. Cet homme devait avoir un certain orgueil pour demander à ce que sa mort soit peinte. La chapelle est imprégnée de l’odeur caractéristique des tableaux à l’huile.

_ Au fond de la chapelle se trouve une porte sur le côté gauche, cette dernière nous donne accès à une magnifique chapelle « capela da Glória ». Y repose l’archevêque  Dom Gonçalo Pereira (13ème siècle). Il  y règne une atmosphère très douce, apaisante. Les murs présentent une décoration géométrique organisée en énormes carrés. Je n’ai pas bien compris pourquoi ce style (mudéjar) typiquement Mauresque est venu jusque là mais cettechapelle est une exemple très rare de ce style. Un effet reposant à côté du baroque exubérant !

 

 

Le guide nous a fait ensuite visiter le trésor composé d’habits sacerdotaux, de pièces d’orfèvrerie magnifiques et de la croix du Brésil. Cette dernière est toute simple à côté de la profusion de pierres précieuses, d’ivoire, de fils d’or, de rubis, de diamants mais elle a une valeur historique énorme. Elle serait, si j’ai bien saisi, la croix utilisée lors de la première messe célébrée par les colons portugais au Brésil.

Une dernière chose : les archevêques portaient parfois des chaussures à hauts talons pour se grandir…vanité quand tu nous tiens !!

 

La fin de la visite se termine dans les tribunes qui offrent une très belle vue sur l’intérieur de l’église.

 

Fiston et moi avons aimé notre visite.


17:08 Écrit par Nettah | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

26/09/2005

Rencontre bloggienne!

Nous avons rencontré Sophie, Olivier, leur fille Eloïse et Nelson samedi. Nous nous étions donnés rendez-vous au Viana (L’un des plus ancien café de Braga) à 11 :30.

On peut dire que fiston et Eloïse se sont très bien entendu dès le premier regard. Pas de timidité mais discussion, rire et ch’tites courses poursuites bien de leur âge pendant que les parents et Nelson discutaient. Après une p’tite ballade dans la vieille ville, nous sommes revenu au Viana pour manger une petite Française (Francesinha. C’est une spécialité de Porto, un genre de croque monsieur rempli de cochonnailles et noyé sous une sauce spéciale !) ensuite ils sont partis visiter Bom Jesus. Je suis restée un petit peu sur ma faim ! J’espère que nous nous reverrons pour approfondir certains sujets (Je ne parle pas ici, des ours nains bleus ! Quoique… ;-)).

Nelson est venu nous rejoindre le soir pour boire un dernier verre…Et voir les jolies serveuses de l’Italienne (Notre café attitré)!!! Autres discussions sympathiques.

J’espère que nous nous reverrons bientôt. Lorsque notre voiture se calmera niveau panne, nous viendrons dans le sud dire bonjour à Sophil de l’eau, à son espion russe, sa Lolo et à Nelson !

 

Photo: Vue sur le café Viana datant de l'année passée.




16:34 Écrit par Nettah | Lien permanent | Commentaires (59) |  Facebook |

Le petit chat est mort

Va donc pas pleurer
Ys'baladait peinard
II avait pas d'collier
II était libre d'aller
Et d'rev'nir pour bouffer
Il était même pas prisonnier
De ton amour insensé

T'aurais quand même pas
Voulu qu'y vive comme un con
Sur le canapé
Loin des gouttières des pigeons
C' était un aventurier
T'aurais pas voulu qu'on l'attache
Y t'aurait miaulé: "Mort aux vaches !"

Le petit chat est mort
Il est tombé du toit
C'est comme ça
Il a glissé sur j'sais pas quoi
Et patatras
On l'enterra demain j'te jure
Dans un joli carton à chaussures

Le petit chat est mort
Et toi et moi on va
Couci-couça
A cause de quoi ? A cause que c' est
Chaque fois comme ça
Pourquoi c'est toujours les p'tits chats
Et jamais les hommes qui tombent des toits ?

C' était un vrai sac à puces
Encore plus libre qu'un chien
Pas l'genre pour un su-sucre
À te lécher la main
Mais la liberté tu vois
C'est pas sans danger c'est pour ça

Qu'elle court pas les rues et les toits

C'était un vrai Titi
La terreur des p'tits oiseaux
La nuit y s'faisait gris
Pour les croquer tout chauds
C'est un peu salaud
Mais t'as jamais mangé d'moineau

C'est pas plus dégueu qu'un MacDo

Le petit chat est mort
Il est tombé du toit
C'est comme ça
Il a glissé sur j'sais pas quoi
Et patatras
On ira d'main dans un jardin

L'enterrer aux pieds d'un arbre en bois

Le petit chat est mort
Et toi et moi on va
Couci-couça
À cause de quoi ? À cause qu'on s'demande bien pourquoi
T'as jamais un pape sur les toits
Être trop près du ciel p't'être qu'y z'aiment pas

 

Renaud Séchan, Jean Louis Roques

 



16:29 Écrit par Nettah | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

22/09/2005

Aurevoir Nettah!

Je sais que c’est idiot.

Je sais qu’ils meurent avant nous mais quand ça arrive…

Nettah est morte…Oui, j’avais volé le nom de mon chat pour me promener sur la toile.

Je viens de la récupérer en bas de chez nous, déjà toute dure, froide et la langue bleue. Mon voisin a voulu être gentil en la mettant dans une poubelle mais j’ai été reprendre le sac lourd de mort pour aller l’enterrer quelque part plus tard. On lui doit bien ça à cette grosse mémère qui nous suivait depuis 8 ans dans toutes nos folies. Elle avait survécu à une chute de 5 étages…Une  chute de trois lui fut fatale ! Elle avait usée toutes ses vies…Hier je l’avais caressée longtemps, écoutant son ronronnement, me délectant de sa chaleur, de son odeur. J’avais pensé à sa mort…Elle me manque déjà ! Et ce matin quand je me suis réveillée sans chat à mes côtés et qu’elle n’est pas venue en faisant des dérapages à peine contrôlés pour manger ses croquettes…J’ai su qu’elle était tombée. Je me suis penchée pour regarder en bas et je l’ai vue recroquevillée…Trop tard ! C’est bête de s’attacher comme ça mais c’est plus fort que moi !

Je savais que ça allait arriver un jour ou l’autre mais on espère toujours reculer le moment.

J’en ai eu beaucoup des chats mais elle, elle était vraiment spéciale.

J’en ai eu des morts chez les humains et malgré cela, la mort de mon chat me fait pleurer !

Quand elle est arrivée chez nous, cette petite boule de poil faisait pipi sur notre lit la nuit et lorsque nous la mettions dehors (marre de changer les draps en plein milieu de la nuit), elle pleurait à fendre l’âme…Elle était d’une gentillesse, une voleuse de caresse et elle venait chez tout le monde et bien sûr tout le monde l’adorait. Ses grosses pattes blanches en forme de gants de boxe (Elle avait un doigt en plus ce qui lui permettait de prendre des choses en « patte » !), ses ronrons, ses ronflements au pied de mon lit, ses petits cris me manqueront !

Fiston a pleuré en voyant le corps sans vie de notre bestiole, ensuite après explication…Il s’est souvenu que les animaux vivent moins longtemps que nous…Et il ne pleure plus, il se dit qu’elle est partie au paradis des chats et qu’elle court derrière des souris…Je vois bien qu’il essaie déjà d’oublier car il a très peur de la mort et je ne sais pas toujours très bien quoi lui dire de rassurant puisque ce n’est pas plus clair pour nous !

En tout cas, il essaie de me faire rire et moi je ne suis qu’une pauvre idiote qui pleure son chat !

Aurevoir Nettah…Euh ça ne te dérange pas si je garde ton nom ?

 


14:02 Écrit par Nettah | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

Paroles de fiston IV

Je raconte toujours des histoires à fiston le soir pour qu’il dorme. Il y a toujours l’histoire d’un livre et puis des petites histoires inventées ou improvisées autour d’un thème. Il aime ce rituel même si ce dernier ne le fait pas dormir plus vite…Il déteste s’endormir !

 

Voici ce qu’il m’a dit hier soir :

 

"_ Il faut dormir maintenant. Le marchand de sable est déjà passé, il a distribué son sable magique en pluie d’étoiles pour que les enfants dorment... 

_ Tu sais maman, le marchand de sable, il n’existe pas ! 

_ … 

_ Ben oui, c’est une machine qui distribue le sable et quand elle est vide, le marchand de sable vient pour la remplir et quand il n’a plus de sable pour remplir la machine, il va en acheter chez son frère ! "

 

Ah ben oui, vu comme ça ! mais je croyais qu’il n’existait pas le marchand de sable ?



12:06 Écrit par Nettah | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/09/2005

Quatre nuages.

 

Ce matin le vent
Apporte de l'ouest
Quatre nuages lents,
Ils ont dû voir hier
Quatre volets bleus
Ouverts sur l'océan,
Pousse le vent.

Elle était assise,
Sur le chemin de douane
Où elle vient souvent
Elle a vu c'est sûr
Ces quatre nuages
Et mis ses rêves dedans,
Porte le vent.

Bon,
Ce vent me donne de l'espoir,
Et puis c'est un peu notre histoire,
Elle a toujours vu venir
Les nuages avant,
Pousse le vent.

Quatre doux soupirs,
Traversent tranquilles
Le ciel d'occident
Mais je m'attends au pire
Un vent qui tournerait,
Un vent d'autant,
Tourne le vent.

Ciel,
Aujourd'hui j'aime ton présage,
Je bénis ton aréopage
J'effleurerai sa bouche
Avant longtemps
Avant longtemps
Vive le vent

Aïe,
Quand le vent d'ouest,
Mettra les voiles,
J'interrogerai quatre étoiles,
Qui voient comme elle me voit
Des volets bleus
En attendant,
Souffle le vent.

 

Laurent Voulzy



15:51 Écrit par Nettah | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Bêtises architecturales!

Les étudiants sont de retour ! Nous habitons dans un quartier stratégique pour les réunions estudiantines ! Pour moi, cela donne une vie à ces quartiers d’immeubles qui poussent comme des champignons. Sans leur chansons gueulées à tue tête vers trois heure du matin, leurs voitures garées n’importe comment, leurs bavardages, leurs jeux débiles, leurs cris hystériques et collectifs lors des match de foot  et bien sans eux, j’aurais encore plus de mal à supporter Braga.

Non, je n’aime pas cette ville.

Elle devient d’une laideur repoussante. Ces immeubles n’ont aucune âme, je m’y sens mal comme flottant au milieu de nulle part. Nous avons de la chance, notre immeuble se trouve dans une rue animée et plutôt verte car sinon en général, c’est vide ! La ville a été défigurée par les axes routiers bordés d’immeubles qui n’arrêtent pas de pousser, de pousser. Je vous conseille de visiter le vieux Braga qui est vraiment très beau et Bom Jesus mais pour le reste fermez les yeux si vous ne voulez pas être écoeuré par tant de bêtises architecturales ! C’est à pleurer! 


01:26 Écrit par Nettah | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Poubelles, qui veut mes poubelles?

N’est-ce pas incroyable ? On se promène au milieu des bois, entouré d’eucalyptus grinçant au rythme du vent, de pins, de chênes lièges et…de poubelles.

Il y en a partout…C’est écoeurant et je ne sais franchement pas quoi ajouter d’autre car la photo parle d’elle-même (Et celle-ci nous présente un petit tas d'immondices !).


01:06 Écrit par Nettah | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

18/09/2005

Yes, the river knows

 

 

 

 

Please believe me
The river told me
Very softly
Want you to hold me
Free fall flow, river flow
On and on it goes
Breath under water 'till the end
Free fall flow, river flow
On and on it goes
Breath under water 'till the end
Yes, the river knows
Please believe me
If you don't need me
I'm going, but I need a little time
I promised I would drown myself in mysticated wine
Please believe me
The river told me
Very softly
Want you to hold me,
I'm going, but I need a little time
I promised I would drown myself in mysticated wine
Free fall flow, river flow
On and on it goes
Breath under water 'till the end
Free fall flow, river flow
On and on it goes
Breath under water 'till the end

The Doors


19:52 Écrit par Nettah | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

16/09/2005

Une autre vie...

Il m’arrive parfois de me demander si il est normal de ne plus ressentir de manque  vis-à-vis de ses parents. Mon père est mort et son image me manque parfois, ma mère est vivante et je suis plus heureuse depuis que je ne la vois plus !

Mon ancienne vie est une sorte de songe…Une autre vie.

Je me suis réincarnée en femme et ne ressens qu’une vague pointe de tristesse lorsque je me dis que je ne verrai probablement plus mes frères avant longtemps, que nous sommes déjà des étrangers…On ne pourra jamais recoller ce qui s’est brisé, nous pourrons peut-être un jour reconstruire ensemble une nouvelle fraternité mais il est sûrement trop tôt pour eux alors qu’ils commencent à peine leur vie d’adulte. J’espère que leur vie est belle, qu’ils réalisent leurs rêves. J’espère que le temps ne les figera pas dans la répétition familiale, qu’ils ne suivront pas l’exemple de leur éducation pour ne pas avoir à la remettre en cause.

C’est dur mais quelle liberté de pouvoir voler sans avoir les petites dents maternelles qui nous rognent les ailes se délectant des gouttelettes de sang perlant des moignons de sa progéniture.

Plus avoir à se relever après chaque coup de poing dans l’âme, dans le cœur et ne plus sentir la fine paroi de notre estime se fissurer pour laisser fuir notre confiance et ne plus laisser qu’un grand désert affectif, une grande solitude. Ne plus fermer notre corps à double tour, en perdre la clé pour ne plus subir.

J’ai eu la chance de rencontrer tôt le véritable amour, un amour sincère qui a eu la patience d’apprivoiser, de gratter les couches successives dans lesquelles je m’étais emberlificotée et étouffais.

Mon amour est toujours là, je le nomme tendrement « mon homme ».


20:46 Écrit par Nettah | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

paroles de fiston III

« Je t’aime plus fort que l’orage, plus fort que l’éclair, plus fort que le vent !» et il le dit tout en me serrant fort dans ses bras.

 

« Maman, tu es encore plus belle que l’amour ! Parce que c’est très beau l’amour, tu sais ! »

 

« Maman, j’aimerais bien avoir un A mystère !» Ah bon ? Mais qu'est-ce que c'est comme  bestiole ?…Mystère !

 ;-)




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14/09/2005

Marguerite Brouhon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’ai presque quarante ans

 

J’ai presque quarante ans

Et je n’ai pas d’enfant.

Cependant, je porte en moi trois jeunes filles

Qui résument toute ma vie.

 

Ursula est ma fille des bois.

Elle est sauvage et n’a pas d’âge.

Sa robe folle est faite

De feuilles vertes et de noisettes.

Elle se tresse aux chèvrefeuilles

Des diadèmes pour écureuils.

Biche aux abois quand elle boit

L’eau des fontaines,

Puis met sa traîne en fil de lin

Pour marier l’âme de son chien.

 

Ingeborg est ma fille du nord,

Vaisseau fantôme en chaque port.

C’est une fille fort cruelle

Dont les beaux yeux comme des perles

Contemplent sans mot dire

Les morts qui tombent autour d’elle.

Elle ne se plait qu’en sa banquise

Où, caravelle en robe grise,

Elle déplie, rubans de gel,

Mouette vers Tintagel.

 

Fille des songes, mon Abelone !

L’enfant chérie du roi des Aulnes.

Pénélope du souvenir

Elle, tisse, tisse, tisse

Les nuages en fil de pluie

Les fêtes en noces mortes

Et les filles en fleurs de suie.

Elle promène en va-et-vient

Sur un radeau son mal de chien.

Contre sa muse elle repose,

Chasse les mouches de ses roses

Et joue les pleurs sur un pipeau

En parfums d’or ou parfum d’eau.

 

Me reste hélas ! Au fond de l’âme

L’âme d’Igor au cœur de flamme.

C’est un trésor en bas de soie

L’amour de moi en drap de cour.

Il est aveugle, il en est sourd.

C’est le sorcier des corridors,

C’est mon portier en habit d’or,

Qui fixe et fixe de ses yeux morts

Un ange clair, poudré de neige,

Figure de proue de mon manège.

 

…Et moi, je rêve parmi les fées

Qui sont venues au bras d’Orphée

Jeter le deuil sur ma couvée.

Je suis l’épouse répudiée,

La fille de joie du mal-aimé.

Par les cailloux, par les chemins,

Suis raboteuse de chagrins

Et traînerai de longues années

Ma peau de phoque, ma peau de rien.

 

Extrait du très beau recueil de Marguerite Brouhon « défense de courir. ». Un autre héritage de ma grand-mère paternelle. Sur la page de garde, une dédicace qui ouvre les portes à l’imagination…



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13/09/2005

Des enfants sur un pont

Sur la route pour passer dire bonjour à des personnes sympathiques.

Un pont pour piéton, quatre petites filles regardent les voitures et leurs font signes.

Mon homme et moi-même pensons à la même chose…Nous voyons Julie et Mélissa faire la même chose un jour d’été d’il y a dix ans. Je ressens toujours le même effroi à la pensée de leur calvaire, je me souviens toujours très nettement du jour où j’ai appris leur mort à la radio.

Notre histoire débutait, il faisait beau. Mon homme et moi-même étions dans ma chambre, nous écoutions radio Contact. Les nouvelles passent et nous apprenons que les corps de Julie et Melissa ont été retrouvés…Enterrés dans le jardin de Marc Dutroux. Elles étaient mortes de faim dans le fond d’une cave sordide. Je me souviens de cette sensation de sueurs froides et le chagrin qui me submergea. Je pense souvent à elles, à Ann, Eefje, aux autres enfants qui souffrent, qui ont souffert et qui vont souffrir, je sais que cela existe partout et que l’horreur humaine est sans frontière et sans fin.

Mais est-ce une raison pour se faire une raison ?

Je ne peux pas et je ne le veux pas…

 

http://www.juliemelissa.be/spip/



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11/09/2005

Histoire de stade! 

Il paraît que le Portugal n’a pas d’argent pour investir dans la construction d’hôpitaux, d’écoles, ni même pour offrir une meilleure éducation au sein des écoles publiques…Mais pour les stades c’est une autre histoire… " Ah mais madame n’êtes vous pas fière ? Nous avons les meilleurs stades aux mondes ! " " Euh ça nous fait une belle jambe, monsieur le politicien ! Quand on sait que le salaire minimum du Portugal oscille entre 348.01 et 341.23 € et que ce n’est pas facile de se faire soigner dans les hôpitaux publiques et encore bien d’autres choses qui compliquent la vie de la population ! Quand on pense à ça, vos stades donnent plus envie de vomir que d’y venir ! Je ne vous salue pas ! " "Ah mais si vous n'êtes pas contente z'avez qu'à rentrer chez vous, hein! On ne vous r'tient pas!" "Et l'Europe, ça vous dit quelque chose?". Halala, utopie quand tu nous tiens!

 

Photos: Estádio do Dragão (Porto)

 




 





 

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09/09/2005

I'm a Belgian woman in Braga...

C’est la fin de l’été. Les étudiants reviennent tout doucement vers la ville et les terrasses en face de chez nous redeviennent plus peuplées et sympathiquement bruyantes. La piscine extérieure va bientôt fermer même si le soleil reste de la partie. Nous ne pourrons plus, fiston et moi-même nager sous le soleil mais nous pourrons à nouveau accéder gratuitement au seul parc du coin et nous installer aux tables de pierre pour jouer aux cartes ou dessiner. Les plaques étrangères désertent les routes, les enfants vont bientôt retourner sur les bancs d’école et ces dernières se font belles pour les accueillir. Et nous, cela fait un an que nous sommes ici. Un an que nous nous trouvons à Braga (Bien trop longtemps !!!!! ;-)) et nous ne savons pas encore si nous allons partir pour Porto ou pour Lisbonne…

 

Photo: Braga by night


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06/09/2005

Ecrire

" Le journal est mon kif, mon haschish, ma pipe d'opium. Ma drogue et mon vice. Au lieu d'écrire un roman je m'allonge avec un stylo et ce cahier, et je rêve, je me laisse aller aux reflets brisés, je quitte la réalité pour les images et les rêves qu'elle projette... Ma drogue. Elle recouvre tout d'un voile de fumée, elle transforme tout à la manière de la nuit. Il faut que tout ce qui est matériel soit ainsi fondu dans le creuset de mon vice car, sinon, la rouille de la vie ralentirait mon rythme pour en faire un sanglot ".

 

Anaïs Nin, Journal 1931-1934


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Chouette, il pleut!

Il pleut enfin sur Braga. Il y avait déjà eu de la pluie avant-hier soir, hélas cela n’avait pas duré très longtemps mais depuis hier les nuages semblent vouloir enfin nous pleurer dessus ! Venant de Belgique, je n’aurais jamais cru un jour espérer la pluie! Mais il faut absolument que cette sècheresse cesse (Dites-le tout haut pour voir !!! ;-)) et que les incendies meurent !

 

Photo prise de mon balcon à Braga. Début d’incendie sur un mont vendredi soir mais fort heureusement rapidement maîtrisé.





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05/09/2005

La chasse au bonheur!

 

J’avais très envie de penser à mes petits bonheurs même si personne ne me l’a demandé…Cela m’est égal car je fais ce que je veux sur mon blog tout bleu ! ;-)

 

Il y en a vraiment beaucoup, voici les premiers qui me sont venus à l’esprit :

 

_ M’asseoir face à la mer, la regarder, la respirer, sentir le vent jouer dans mes cheveux et laisser divaguer mes pensées délirantes…

_ Entrer dans la chambre de fiston, le regarder dormir. Voir ses muscles détendus après la bataille contre le sommeil et m’inonder de son odeur de lait.

_ Voir un chat posé dans un salon tel une statue égyptienne, révélant ainsi une atmosphère de détente et intime.

_ caresser un chat ronronnant et me remplir de l’odeur si particulière qu’offre le dessus de leur tête, juste entre les oreilles.

_ Observer le soleil d’une fin d’après-midi jouer entre les voiles d’une pièce. Ecouter les oiseaux au dehors et me dire un instant que les bruits extérieurs ne peuvent nous atteindre.

_ Croquer dans une belle pomme croquante, juteuse et sucrée à souhait.

_ Me coucher, fermer les yeux et écouter de la musique.

_ Surprendre, l’espace d’un instant, au fond des yeux de mon homme certains  secrets.

_ Voir mon homme sourire, de ce sourire franc qui illumine son visage.

_ Me promener dans un bois, un jour d’automne, de préférence un jour humide et me remplir de ses parfums et du bruit particulier de mes pas sur les feuilles et branches jonchant le sol.

_ Entendre le rire franc de fiston et l’entendre déclarer « On est bien, hein, maman ? »

_Préparer des gâteaux. Voir fiston se délecter du reste de pâte, s’en mettre partout (comme je le faisais au même âge sauf que moi, je partageais la pâte avec le chat !). Sentir le parfum chaud du gâteau sortir du four pour envahir les moindres recoins de la maison !

_ Toucher une toile du plat de la main avant de commencer à la peindre.

_ Toucher, respirer des livres.

Etc…

 

Je crois que la liste est interminable car mes bonheurs sont tous des grands bonheurs et que j’essaie de voir tous les jours la beauté que peut apporter la vie pour ne pas laisser le vide me rattraper…Je supporte de moins en moins les gens qui barbouillent tout de noir et qui ne se rendent pas compte que leur malheur est souvent du à leur propre vision des choses, qu’ils ne sont pas seuls à souffrir et qu’ils gâchent la vie des autres. Certes, il faut pouvoir mettre des mots sur sa douleur, pouvoir exprimer son mal-être mais ces personnes se délectent de leur souffrance car cette dernière cache le vide de leur vie. Accuser l’autre permet de ne pas se remettre en question et se remettre en question c’est aussi accepter que nous ne sommes pas parfait et que souvent nous sommes notre propre bourreau. C’est plus facile de faire mal, de ne pas écouter l’autre, de noircir la vie que le contraire !


16:23 Écrit par Nettah | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

Correspondance V

Voici la dernière lettre que j’aie en ma possession datant de la guerre. Entre les premières et celle-ci, un an s’est écoulé. Ils sont revenus à Bruxelles, ma grand-mère vient de mettre au monde ma tante et mon oncle qui devait avoir 6 ans se remettait d’un grave accident. Il s’était fait attraper par le ramasse corps d’un tram en voulant récupérer un avion en papier parti sur les rails. Il s’en est sorti avec une jambe fortement blessée, cassée mais il n’en a gardé aucunes séquelles. Malgré la guerre, on sent l’espoir qui tient toujours mon grand-père, cette force qui le pousse toujours vers l’avant et l’optimisme en attendant une vie meilleure. Ma mère est née une bonne dizaine d’année après, surprise de la vie !

 

« Bruxelles le 31 juillet 41

 

 

 

 Chère Bome Bibie,

     Eh bien, il me semble que l’on trouve la vie encore belle malgré tous les ennuis actuels.

     J’ai appris que Aimé est ennuyé pour sa cave avec toi et que tu le forces à vider ses cruchons.

     Ecoutes maman, entre nous, tu n’as pas tort et ce que tu as, on ne sait plus te le reprendre. Enfin cela nous fait un grand plaisir de te savoir en bonne santé morale et physique et j’espère que tu nous reviendras bien solide et toujours vaillante.

     Quand à ici, actuellement, tout va bien. Figures-toi, maman que nous avons eu un petit ennui avec Josette, heureusement que tout est en ordre maintenant.  Comme je te l’ai écrit, nous supposions que la petite avait un peu de conjonctivite, et bien quand Paulette est retournée à la consultation cette semaine (Avant tout, elle a grossi de 150 gr. cette semaine) le docteur sur la demande de paulette a examiné son œil d’une manière plus sérieuse et nous a conseillé d’aller voir un oculiste. Tu vois d’ici la tête de Paulette. Mercredi, elle est allée et notre chère petite avait depuis 15 jours au moins, une poussière dans son petit œil. Du fait d’ouvrir et de fermer son œil cette poussière est rentrée dans l’iris de l’œil. D’après le docteur cela a du lui faire fort mal, mais actuellement tout est en ordre et tu verras à ton retour comme elle nous regarde et comme elle rit maintenant. Quand à ses selles, nous lui donnons le soir avant de dormir un biberon avec de la cassonade et 150 gr de lait et après chaque repas une cuillère à café de miel et aujourd’hui pour la première fois depuis sa naissance, elle a fait sans devoir mettre de suppositoire et ce deux fois.

Donc pour le moment, tout va bien ici.

     Quand au petit tout va très bien. Il continue à bien profiter et le 10 août nous devons retourner à l’hôpital. Si tout va bien, on pourra alors lui mettre un appareil qui lui permettra de marcher avec la jambe dans le plâtre bien entendu, mais enfin s’il pouvait déjà un peu se déplacer cela lui ferait du bien. Quand aux parents de ses deux petits, ils se portent bien également et la chose qui pourrait leur faire le plus de plaisir, ce serait d’essayer de leur trouver un peu de graisse pour leur friture.

     Je pense, maman, Aimé n’est pas venu remettre ta carte d’identité, ni ta carte de ravitaillement mais si tu expliques que tu étais en voyage, ils ne diront rien pour cela.

     Ma chère petite maman, j’attends mercredi avec impatience, parceque cela me semble long de ne pas te voir ainsi qu’à Paulette et tous les soirs, nous parlons de toi et nous sommes surtout impatients de voir ta figure lorsque tu reverras le petit Georges ainsi que la petite Josette, comme ils sont changés déjà depuis ton départ.

     Veux-tu faire les bonnes amitiés à toute la famille ( ?) ainsi qu’à Pépée.

     Maman, cette fois, je te dis au revoir et à bientôt. Nous te serrons tous bien fort de loin pour le moment mais dans quelques jours contre notre cœur.

     Bien des choses pour toi ma bome Bibie et quelques bons baisers.

                                                                                                   Robert. Paulette  « 

 


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 Le pêcheur d'étoiles

 

Nous, nous savons ce qu’est ce filet. Nous connaissons sa véritable utilité !

Ce filet a été posé là, discrètement un jour de grand vent pour rattraper les étoiles car celles-ci ont parfois de petits problèmes d’équilibre. De temps en temps, l’une de ces dames plus distraite que les autres (Ne saviez-vous pas que les étoiles sont très distraites ?) se prend une branche dans une voie lactée ou une queue de comète et hop, elle tombe !

Heureusement, ce filet est là pour la rattraper.

Ensuite, le pêcheur d’étoile qui n’est jamais bien loin vient comme chaque jour vers 5 heures du matin voir sa nouvelle prise. C’est un vieux loup de mer à la jambe de bois mais cet air désagréable cache un grand amour pour la mer, le ciel et ses étoiles qui l’ont tant aidé par le passé à se guider sur les mers du sud c’est pour cela qu’il vient chaque matin car il sait que si l’étoile reste sur terre, cette dernière mourra. Il enclenche donc un système secret, placé en un endroit secret et il renvoi secrètement la jolie distraite vers le ciel et tout cela en un battement de cil pour que personne ne remarque rien (De toute manière à cette heure-là…Les Portugais dorment et les autres aussi !) !

Maintenant cela va sans dire que je préfèrerais que cela reste entre nous, hein ! Sinon le vieux loup de mer ne va pas être content du tout !

 

Photo prise à Matosinhos (Porto)

00:38 Écrit par Nettah | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

31/08/2005

Joyeux Blog day!

Bon ! Apparemment,  aujourd’hui est le jour de saint Blog et il se doit de le fêter dignement. La tradition veut que chaque bloggeur fasse découvrir à ses lecteurs cinq nouveautés bloggiennes ! Alors en avant pour la présentation de mes toutes récentes découvertes !

 

 

 

 

 

 

Click Portugal : un blog portugais dont les photos sont magnifiques.

Maison, sucrée maison : Un blog culinaire dont rien que le titre me donne envie de m’empiffrer de gâteau. Pourtant, il n’y est pas question que de sucreries !

La cuisine de Mercotte : Oui, encore un blog culinaire et non, je ne pense pas qu’à manger ! Ce blog est très élégant, raffiné. J’ai très envie d’essayer son moelleux au chocolat et ses macarons !

2, 3 choses que je sais du Japon : J’aime beaucoup les blogs qui parlent du Japon. Et celui-ci nous offre la possibilité de voir ce pays sous divers angles. Beaucoup de photos intéressantes et de billets sur la culture nippone. Hélas cela fait un petit moment qu’il n’a plus été mis à jour.

J’ai pas sommeil : Le blog d’une Française « plant biologist » exilée en Ecosse.

 

 

Je parle bien ici de mes toutes dernières découvertes, cela n’inclut donc pas mes blogs de prédilections que je lis tous les jours, qui sont en quelques sortes mes blogs de chevet et chez qui je laisse régulièrement ou non des commentaires !!! je tenais à le préciser pour ne froisser personne! ;-)




21:13 Écrit par Nettah | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Correspondance IV

Sur la photo : « Ma grand-mère maternelle »

 

"Alès le 18 juillet 1940

 

     Petite maman,

     Il me semble que depuis que je ne t’ai plus vue, tu me deviens plus chère encore et je puis t’assurer que tu nous manques beaucoup.

     Nous qui étions habitués à nous voir jusqu’à deux et trois fois par jour, tu peux t’imaginer l’impatience qui nous étreint à te sentir si loin et sans ( ?).

     J’essaye par tous les moyens de te faire parvenir de nos nouvelles.

     J’ai écrit à différentes reprises à Caucale et puis en Belgique soit des lettres ou des cartes postales et j’espère que tu as reçu de nos nouvelles.

     La présente lettre, je la remets aujourd’hui même à un monsieur qui retourne en Belgique en lui demandant de la poster aussitôt son arrivée à Bruxelles.

     Quand à nous, nous espérons pouvoir revenir d’ici une bonne quinzaine de jours et je t’assure que nous sommes impatients de savoir comment vous allez.

     Enfin, la petite Fabienne (Je crois que je vois tout en petit pour le moment) est heureuse d’avoir retrouvé enfin son mari et nous sommes heureux de savoir que notre famille n’a pas subi de malheurs dans des moments pareils.

     Maman, au cas où cette lettre te parviendrait avant les autres, voudrais-tu avertir d’abord la tante de Paulette « Madame Charles Bulens », 16 rue de Tilly ainsi que son père, 70 rue Van Dyck que nous sommes en bonne santé.

     Le petit dort pour le moment, autrement j’aurais accompagné ta lettre d’un petit dessin.

     Sache que nous sommes tous en bonne santé aussi bien tante et oncle, Nestor, Marcelle, Roger, Maria et la petite, monsieur et madame Demeese, la maman de Paulette, le petit Robert, Paulette, Georges et moi-même mais dans l’espoir de retour le plus prompte.

     Il parait qu’il y a moyen de correspondre par l’entremise de l’office des réfugiés belges de France 79, Bld Poincarré à Bruxelles.

     Renseigne-toi et si tu juges que cela est encore possible de nous donner de tes nouvelles avant notre départ, fais-le.

     A bientôt j’espère et le plus tôt possible.

     Maman chérie, nous t’embrassons tous avec amour filial

                                                                                                   Paulette-Georges-Robert"

 

 

"Alès 18 juillet 1940

 

     Chère maman,

     Te voilà déjà à Bruxelles parait-il ? Nous avons reçu cette nouvelle par l’intermédiaire de la propriétaire de Caucale.

     J’en suis heureux pour toi et ce qui m’a comblé d’aise c’est d’apprendre que Robert et François sont venus vous chercher eux-mêmes.

     Que ma petite Fabienne devait être heureuse ; elle le mérite parce que sa situation était de loin la plus triste, pauvre petite sœur.

     Je t’assure que c’est à elle que je pensais le plus, d’abord. Parceque je la connais mieux ou qu’elle est de mon âge environ et puis vraiment depuis son mariage, elle a été la plus éprouvée.

     Tant mieux pour elle et embrasse-la pour moi, quand à Robert bien le bonjour de Robert d’Alès où tout ce fait à l’aise.

     Maman nous espérons partir le plus tôt possible afin de nous retrouver tous et sache que pour nous la vie ici n’a pas été difficile et que tout s’est arrangé.

     Aujourd’hui je remets à un monsieur qui retourne à Bruxelles, une lettre pour qu’il veuille bien la poster à Bruxelles au cas où cette lettre-ci ne te parviendrait pas.

     Mais de toute façon maman, il est possible pour toi de nous écrire. J’ai vu aujourd’hui, un jeune homme qui a reçu des nouvelles de Bruxelles et il l’a reçue le 18 soit une semaine après.

     Il faudrait pour cela envoyer ta lettre à l’office des réfugiés belges en France : 79, Bld Poincarré à Bruxelles. Bien entendu ta lettre doit être mise dans une enveloppe avec une adresse en France et timbrée et le tout dans une enveloppe à l’adresse que je te donne.

     Au cas où tu recevrais cette lettre avec retard, juge toi-même si c’est encore nécessaire de nous écrire vu que nous espérons partir d’ici une quinzaine de jours.

     En tout cas, maman, ils nous tardent de t’embrasser et de pouvoir à nouveau nous voir tous les jours comme auparavant.

     Maman à bientôt et nous t’embrassons bien fort.

                                                                                                   Coco, Paulette et Robert

     Bien les amitiés de la maman de Paulette

 

N.B. j’ai écrit plusieurs fois à Caucale et je suppose que ces lettres te seront parvenues par après. Il y avait des dessins de Georges.

A bientôt chère maman."

 


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30/08/2005

 Livres de cuisine...poétiques!

J’aime beaucoup les livres. J’ai une bibliothèque que j’aime voir, toucher, respirer et lire bien entendu. Certains livres sont des souvenirs, d’autres des coups de cœur esthétiques ou littéraires mais je dois avouer que d’un point de vue esthétique, poétique et parfois humoristique, je voue une passion pour les vieux livres en général et pour ceux de cuisine en particulier. Regardez celui-ci, par exemple, il me vient de ma grand-mère paternelle. J’adore le feuilleter, voir cette usure qui fait son histoire et lire ces recettes que je ne tenterai probablement jamais (Je sais, il ne faut jamais dire jamais !). Je trouve ce livre très poétique, lisez plutôt :

 

 

 

 

 

 

 

 

Potage aux nids d’hirondelles (Nhât Phâm Quan Yên)

Poulet bouilli aux grains de lotus (Cà Hâm Hat Sen)

Seiche sautée aux légumes (Mùc Sào)

Poulet sauté aux champignons parfumés (Cà Sào nâm Huòng)

Fleurs de lis aux œufs

 

Salade vietnamienne de méduse aux légumes (Nôm Súá)

De cette dernière, je vous offre la recette :

 

Méduses : Colentérés mobiles dont le corps est gélatineux. Pour la préparation on utilise les méduses provenant de la mer de Chine. Elles sont séchées :

 

1)       Plongez d’abord les méduses dans de l’eau chaude, de préférence l’eau avec laquelle on lave le riz, pendant 2 heures environ ;

2)      Puis trempez et nettoyez avec de l’alcool, soit du Cognac ou du Me Quai Lou (Alcool de riz chinois variant de 50 à 55°) ;

3)      Puis coupez les légumes semblables à ces lamelles de méduses, tels sont :

a)      Les haricots verts,

b)      Germe de soja frais,

c)      La carotte,

d)      Le navet,

e)      Ou du haricot bulbeux ;

4)      Après le coupage des légumes, trempez dans l’eau chaude, puis tordez-les pour avoir plus d’eau ;

5)      Mélangez les méduses coupées en haut, dans une grande assiette avec des légumes coupés ; puis ajoutez des grains de sésame grillés, 2 cuillère à soupe d’huile, un peu de sauce sucrée en mélangeant avec du jus de citron et des feuilles aromatisées.

On obtient une bonne salade en mangeant avec de l’apéritif habituel.

 

Bon appétit !






14:52 Écrit par Nettah | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Correspondance III

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alès le 10 juillet,

    

     Chère petite maman,

     Enfin, je puis à nouveau te donner de mes nouvelles.

     Sache d’abord que nous sommes toujours en bonne santé et j’espère que toi, mes sœurs et mon beau-frère Marc également.

     As- tu reçu ma dernière lettre ?

     En tout cas, rassure-toi sur notre sort ; nous mangeons bien et le petit se porte à merveille.

     J’ai fait quelques photos et aussitôt qu’elles seront développées, je te les enverrai.

     Maman, écris-moi vite et surtout de bonnes nouvelles !

     Et Irène de ( ?) ; Yvonne où est-elle ? Sais-tu quelque chose de Germaine et Aimé ?

     Enfin réponds-moi à ces différentes questions.

     Au cas où Fabienne n’aurait pas encore de nouvelles de Robert, voici une adresse où elle devrait écrire et où elle recevrait une réponse assez rapide parait-il. C’est le colonel d’ici qui a bien voulu me l’a communiquer : « Ministère Défense Nationale : S.P.M.- Vichy. »

     J’ai écrit moi-même cette semaine pour mon beau-père dont on est toujours sans nouvelle ainsi que de Charles.

     A part cela rien de spécial ; le travail continue comme d’habitude et nous ne sommes pas mal à part que nous désirons te voir et reprendre une vie un peu plus normale.

     Bien des amitiés chère maman de ton cadet qui t’aime toujours beaucoup et qui n’a pas encore eu l’occasion de t’oublier, je t’assure.

     Paulette t’embrasse comme une maman et le petit, lui, t’envois un baiser mouillé.

                                                                                                   A bientôt

                                                                                                   Robert




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28/08/2005

Adriana Calcanhoto

 

Il y a quelques temps déjà, une chanson brésilienne passait tout le temps à la radio. Elle me plaisait et je la croyais ancienne mais en écoutant plus attentivement et les affirmations de mon homme aidant, je me suis rendue compte qu’elle ne l’était pas du tout. Oui, je suis une inculte lusophone, je ne connaissais pas Adriana Calcanhoto (Tout comme je ne connaissais pas Fernando Alvim qui m’a été présenté hier et que tout le monde regardait dans la rue comme s’ils venaient de voir Jamel Debouze…Quand bien même pourquoi devenir à moitié fou lorsqu’on voit quelqu’un de connu passer devant soi ? Dites-moi, hein ?Tout est relatif !). Donc oui, je ne connaissais pas cette chanteuse et oui je suis une inculte lusophone ! Mais maintenant, je me rattrape…J’écoute souvent son dernier album « Partim pim » en boucle, il a un je-ne-sais-quoi de joyeux, de suranné et de faussement naïf qui me plait beaucoup.

 

La photo est de Mário Luiz Thompson

 

« Formiga Bossa nova

                  Adriana Calcanhoto

 

Minuciosa formiga

não tem que se lhe diga:

leva a sua palhinha

asinha, asinha.

 

Assim devera eu ser

e não esta cigarra

que se põe a cantar

e me deita a perder.

 

Assim devera eu ser:

de patinhas no chão,

formiguinha ao trabalho

e ao tostão.

 

Assim devera eu ser

se não fora

não querer. »



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26/08/2005

 Correspondance II

Il m’arrive de me demander lorsque je me retrouve face à des images, des récits de guerre, des lettres de gens simples qui vivaient une vie normale et qui se retrouvent face au chaos, il m’arrive, donc, de me demander égocentriquement quel serait mon comportement. Quelles faces cachées de ma personnalité cela révèlerait…serais-je téméraire, héroïque, honnête ou bien lâche, mesquine, cruelle ou un subtil mélange de tout cela? Je me le demande mais je ne souhaite pas le savoir !

 

Je trouve la lettre que vous allez lire très belle, truffée d’humanité. Une belle leçon d’espoir et de lutte contre la noirceur qui vous prend au cœur et vous bouffe jusqu’à l’amertume.

 

 

 

 

"Alès le 14 juin 1940

 

     Chère petite maman,

     J’espère que vous êtes tous encore en bonne santé femmes, enfants et hommes.

     Je voudrais bien que dans ta prochaine lettre, tu me donnes plus de nouvelles et surtout de détails sur votre façon de vivre.

     Ici, à Alès, notre vie s’organise. Actuellement, je ne suis plus convoyeur avec mon oncle Albert.

     Comme il fallait, un employé pour le service de ravitaillement des réfugiés, j’ai été accepté et Roger a pris ma place.

     De cette façon, tout le monde travaille et Roger a trouvé un logement également ; il n’y a plus que tante qui n’est pas casée.

     Encore une bonne nouvelle. Ce jour, j’ai demandé au bureau afin d’avoir une indemnité de nourriture pour le personnel qui ne mange pas au centre d’accueil et nous recevons à partir de cette semaine 10 francs pour notre nourriture. Nous avons de ce fait, 30 francs par jour. Quand à la réquisition du camion, j’ignore encore les conditions mais j’espère que nous pourrons avoir pour chacun encore 10 francs par jour.

     En ajoutant à cela, notre journée, nous aurons chacun 40 francs par jour, sans compter les suppléments de nourriture que nous pouvons faire.

     Donc, du côté matériel tout s’arrange, cela te tranquillisera.

     Quand au moral, le mien est bon comme d’habitude, tu le sais et tu me l’as  reproché suffisamment. Je t’assure que par les temps actuels, cela est nécessaire ; Paulette, d’abord, pour cela commence à se remettre, bien que maintenant, elle est ennuyée depuis l’entrée en guerre de l’Italie.

     J’ai fait différentes démarches, également afin d’avoir des nouvelles de son père ainsi que de son frère. Malheureusement sans suite pour le moment.

     Le petit Georges se porte bien et comme nous habitons en dehors de la ville, soit un peu à la campagne, je puis t’assurer qu’il se trouve à la maison que pour boire, manger et dormir. Le petit Robert, lui n’est plus reconnaissable, il ne fait que manger.

     J’ai su obtenir pour eux, des boites de Nestlé ainsi que des boites de Phoscao (genre d’Ovomaltine).

     Quand à nos voisins, ils sont vraiment charmants.

     Nous avons reçu une table, 5 chaises, un poêle, 2 ressorts, des couvertures et presque tous les jours ; ils nous apportent, des légumes, des pommes de terre, fruits, œufs, enfin beaucoup de choses.

     Par le maire d’Alès, j’ai obtenu également des casseroles, tasses, verres, assiettes, couverts, draps de lit, paillasse, oreillers et je vais essayer maintenant d’obtenir encore quelques couvertures ainsi qu’une petite baignoire pour enfant.

     Bien entendu tous cela ne représente pas notre intérieur mais le principal, vois-tu maman, c’est de pouvoir travailler, manger, dormir et surtout vivre, parceque malgré tout, je désire encore vivre ; cela est peut-être drôle mais j’ai toujours eu des idées bizarres.

     Fabienne n’a pas encore de nouvelles de Robert. J’ignore où elle écrit pour obtenir des renseignements, mais moi on m’a conseillé d’écrire à l’adresse suivante :

                             C.R.I. du C.T.

                             A Gignac-Gard

     Il parait que là se trouve l’état-major belge où une partie ou les bureaux.

     Et pour Germaine et Aimé, toujours pas de nouvelles ainsi que de François ?

     Aussitôt que vous saurez quelque chose faites-le moi savoir.

 

     Maman, j’attends de tes nouvelles le plus tôt possible.

     Beaucoup de baisers de nous tous ainsi que du petit.

                                                                                                   Robert"

 




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25/08/2005

Correspondance I

Mon grand-père était un homme riche de cœur, riche d’esprit mais pas riche de portefeuille! Toute sa vie, il s’est tenu à une certaine philosophie de vie plutôt communiste et à un côté optimiste à toute épreuve. Il ne conduisait pas, usait ses affaires jusqu’à la corde. Il était doux mais fallait pas trop le chercher, ‘y avait des sujets fâcheux (Autres que ses cheveux !). Mais sans doute avait-il ses raisons…L’une d’entre elles, s’appelle certainement « La guerre de 40 ». Lorsque celle-ci a éclatée, il a pris le chemin de l’exode avec sa femme, son fils âgé de cinq ans et d’autres membres de sa famille à bord d’un camion. On m’a raconté que ma grand-mère est devenue malade des nerfs depuis ce temps, Ils devaient courir sur le bord des chemins lorsque des avions passaient et tiraient. Une mère et son enfant en sont morts près d’eux. Ils erraient d’un endroit à un autre vers le sud de la France.

Lorsque la guerre fut finie mon grand-père est revenu un soir à la maison avec une brouette remplie de « Mémorial des Alliés » en remerciement pour ce qu’il avait fait durant la guerre. C’est un énorme livre qui fait toujours son gros effet vu son volume, j’ai hérité d’un volume à sa mort. Depuis, ils n’ont plus jamais voulu parler de la guerre. Mon grand-père n’a plus voulu parler de ses origines et comme la maison communale de Dinant (sa ville natale) a brûlé durant la guerre…

J’aimerais lui rendre un dernier petit hommage en publiant de temps en temps quelques lettres que j’ai de lui sur mon blog, celle-ci parle de leur exode. Ces lettres sont précieuses car elles témoignent d’un temps qui semble tomber peu à peu dans les oubliettes de la mémoire humaine au vu des horreurs qui se commettent encore et encore tous les jours !

 

« Sète le 29.05.40

 

     Chère maman,

     Nous sommes arrivés à Sète dans la région de Béziers et Montpellier depuis mardi et nous espérons bien pouvoir enfin nous fixer d’une façon définitive.

     Je t’assure que cela n’a pas été commode pour arriver jusqu’ici. Mais le principal est d’y être. Jusqu’à présent tout le monde est en bonne santé et nous espérons de même chez vous autres.

     La chose que nous désirons pour le moment, c’est de pouvoir enfin nous fixer quelque part et d’avoir des nouvelles de Caucale, c’est que cela commence à nous sembler long de ne pas avoir de nouvelles de vous autres.

     Aussitôt que je vous aurez fait savoir notre adresse, écrivez-nous de toute urgence. Dans l’espoir de nous revoir parceque je crois que c’est votre désir comme le nôtre.

     Beaucoup de baisers de nous autres tous et à bientôt

 

                                                                                                   Robert et c°

Bien le bonjour de coco (son fils)qui t’embrasse bien fort. »

 

« Alès 1 juin 1940

 

     Chère maman,

     Enfin nous sommes fixés et avant tout, voici mon adresse :

                             Mr H

                             Maison Julian

                             8, Chemin des Prairies

                             Alès-Gard

 

     Nous sommes tous en bonne santé mais quelle histoire avant d’arriver ici.

     Avant de continuer, comment allez-vous également et surtout envoyez-nous vite de vos nouvelles, nous sommes vraiment impatient d’en avoir.

     Figure-toi, maman, que nous avons eu un coup de chance.

     Jeudi nous étions arrivés à Alès et voilà que de nouveau, nous devions partir pour Nîmes.

     A ce moment, le maire de la ville est passé et voyant notre camion sur la place, a demandé où nous allions. Après lui avoir dit que nous devions partir, il nous a proposé de rester à Alès à condition de pouvoir réquisitionner le camion.

     Nous avons accepté et nous avons réussi de ce fait à avoir une place pour mon oncle Albert comme chauffeur de camion ensuite une place pour accompagner le camion pour Nestor et moi-même.

     Nous devons nous occuper du ravitaillement des réfugiés de la région.

     Nous aurons donc toujours de quoi manger.

     Nestor a trouvé un logement ainsi que moi.

     Roger cherche ainsi que tante Elise mais comme nous sommes placés, ils trouveront sûrement.

     Bien entendu, ces logements sont sans meubles, mais les personnes qui habitent à l’entour de chez nous sont très serviables et nous pouvons déjà cuisiner et dormir ce qui est le principal.

      Encore une chose ; mes appointements actuels sont de 20 francs par jour, qu'en penses-tu ?

     Mais j’ai pris cela en attendant afin d’avoir une occupation et le service n’est pas mauvais.

     Il sera peut-être possible d’avoir de l’ouvrage de couture pour Paulette ; enfin, on se débrouillera.

     Maman, j’attends de tes nouvelles avec impatience et dans l’espoir de te voir prochainement, on ne sait jamais. Je t’embrasse encore plus fort qu’avant.

                                                                                                   Robert

Une baise à Bome-Bibie de Coco ainsi que de Paulette. »

 



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