02/05/2005

Suivre son chemin!

Avant hier, j’ai rêvé d'une tante dont j'étais très proche et qui est morte. Dans ce rêve, je dormais chez elle. Elle était souriante. Je me souviens d’une partie où nous étions assis à table, elle, moi et deux autres personnes floues, je parlais avec elle. Je lui disais que si j’avais pu, j’aurais acheté sa maison et elle aurait pu y rester autant de temps qu’elle le voulait. Je ressentais vraiment beaucoup d’amour pour elle et c’était réciproque. Depuis toujours les morts me parlent en songe (non, je ne suis pas complêtement dingue!).Quand il s'agit des membres mort de ma famille, je ressens toujours leur amour. Je vois aussi quelle a été leur mort et je sens bien qu’après il y a quelque chose (qui me fait encore peur car le doute me tient toujours!Vous voyez que suis pas tout à fait folle! ;-)) et qu’à ce moment-là nous nous retrouvons face à nous même sans rien pouvoir cacher. Lorsque mon père est mort, il m’ a décrit la mort (toujours en rêve)comme une fête préparée pour soi mais dans laquelle on se retrouve seul, effroyablement seul. Cette mort est à son image…il était tellement seul, malheureux à se cogner contre ses propres murs. Dans mes rêves, il est toujours triste, aimant, doux mais terriblement mort !

Il y a de ça 13 ans un oncle très proche est mort, un an ou deux après mon grand-père l’a suivi. Dans un rêve mon oncle m’est apparu et m’a dit en me montrant mon grand-père effrayé dans une camionnette que chacun vivait sa mort et qu’en l’occurrence la mort de mon grand-père c’était ça. Bien plus tard mon grand-père m’est apparu et m’a montré ce qu’était l’après, il m’a parlé de sa famille, des choses très précises.

Depuis, j’ai compris qu’à notre mort nous passons tous par une étape difficile qui est celle de l’acceptation et l’obligation de voir sa vie en face. Nos actes ne se perdent pas dans les méandres de nos mémoires sélectives, il faudra un jour déposer nos sacs de merde et bien observer le contenu sans détour pour pouvoir passer à une autre étape…

Je ne sais pas pourquoi je raconte ça. Peut-être parce que les gens qui se moquent et méprisent les choix de vie des autres m’horripilent que ce sont souvent ces mêmes personnes paralysées par la peur qui ne supportent pas ma vie, notre vie car cette manière de vivre les oblige à voir d’autre façon d’aborder les chemins de l’existence et pour leur vie rigide c’est dur à avaler… »Il n’y a donc pas qu’un chemin ? Il n’y a donc pas qu’une logique ? Si moi, je ne l’ai pas fais cela n’existe pas, ce n’est pas possible ! »

Et bien moi c’est gens là, je les emmerde et le jour où la vie les obligera à affronter les questions existentielles, que les belles murailles de leur vie bien réglée s’écrouleront et bien…on en reparlera !

Mon père est mort à 47 ans !

Il s’est détruit. Il s’est construit des murs infranchissables surtout pour lui. Il ne pouvait plus que faire mal…

Il avait du fric, une famille mais il lui manquait le principal l’envie de vivre…il voulait être marin, il est devenu fondé de pouvoir. Il ne voulait pas d’enfant, il en a eu trois et en plus, il a eu le malheur d’aimer une femme comme ma mère…pas de chance !!!

J’explique cela car je me retrouve ici au Portugal dans une situation qui n’est pas toujours facile mais que je ne regrette pas et qu’évidemment dans ces cas-là, les aigris viennent à l’attaque en assenant leur cri hystérique « j’t’lavais dit !j’t’l’avais dit ! ». Au fond de moi, je sais que nous avons raison de suivre ce chemin même s’il est semé d’embûches car les soleils y sont bien plus brillants et nos soifs bien mieux étanchées.

La petite voix qui nous parle, là au fond de nous à souvent raison…

Bien sûr, il ne faut pas foncer tête baissée, les murs font mal mais regarder loin devant et essayer de trouver le p’tit nuage blanc qui pourrait nous servir de guide…  

 




15:50 Écrit par Nettah | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Adieux les envieux ! Les jaloux, les envieux, les aigris, je nettoie tout derrière eux. J'espérais avoir tout laissé là bas, j'en ai croisé ici. mais je continue aussi à penser que notre famille a fait le bon choix.

PS: non tu n'es pas folle :)

Écrit par : sophie | 02/05/2005

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