23/05/2005

Fleurs d'oranger

J’adore les orangers, les oranges et leurs fleurs…

Je suis heureuse de les voir, de les sentir, de pouvoir les cueillir à même l’arbre…J’aime prendre le fruit, le tirer d’un coup sec et voir l’arbre bouger dans mon mouvement dégageant son parfum que je peux alors pleinement apprécier !

Je ne peux m’empêcher d’en parler car cet arbre visuellement, tactilement et olfactivement représente ce que j’aime au Portugal.

Le parfum de cette fleur…

J’utilise depuis longtemps l’eau de fleur d’oranger avec parcimonie car dans l’ensemble, il ne fait pas l’unanimité autour de moi « beuh…on dirait que je mange du parfum ! » « C’est étrange…mais intéressant » « C’est spécial ! »…et j’en passe !

Les marocains mettent de l’eau de fleur d’oranger dans leur pâtisseries mais pas seulement, ils en rajoutent aussi parfois dans le thé à la menthe…et c’est délicieux…je ne résiste pas à un vrai thé à la menthe fraîche. Heureusement au Portugal, la menthe pousse partout !

Voici un dessert vraiment rafraîchissant que je fais très souvent et comme mon homme et fiston n’apprécient pas trop la fleur d’oranger, je me la rajoute !

 

Salade d’orange à la cannelle

 

Pour quatre personnes, il vous faudra :

-         6 oranges

-         3 c. à s. d’eau de fleur d’oranger

-         2 c. à s. de sucre

-         1 c. à c. de cannelle

-         2 brins de menthe

 

  1. Peler les oranges à vif. Les couper en fines rondelles et les épépiner.
  2. Dans une jatte, mélanger l’eau de fleur d’oranger avec le sucre.
  3. Disposer les rondelles d’orange en rosace sur un plat.
  4. Arroser du mélange eau de fleur d’oranger/sucre et saupoudrer la cannelle.
  5. Décorer avec quelques feuilles de menthe.
  6. Laisser reposer un petit peu au frais.


00:57 Écrit par Nettah | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Les Portugais et le foot II !

Ca fait au moins une heure que les supporters de Benfica de Braga (et ils sont nombreux...Va savoir pourquoi une ville plus proche de porto que de Lisbonne préfère l’équipe de cette dernière à celle de porto !), donc voilà une heure que ces supporters klaxonnent à tous va dans les rues de la ville en hurlant de temps en temps accompagnés par des sirènes de la police. Des feux d’artifices et pétards en tous genre (très appréciés ici) explosent de tous les côtés.

Quand ils ont su que la victoire était courue d’avance (Victoire qu’ils attendent depuis 11 ans tout de même!), des cris, des hurlements se sont mis à exploser de partout…une vraie partouze de voix !

Il y a quelques jours, nous étions allés au ravitaillement chez carrefour. Nous avons eu le bonheur de venir un jour de match et donc d’être super tranquille pour déambuler dans les rayons car les gens étaient tous entassés les uns sur les autres devant les écrans géants placés près des cafés. Tous étaient là, jeunes, vieux, femmes, bébés tendus vers cet espoir…oui…oui…un but…goaaaal…et voilà les gens qui se mettent à hurler, à trépigner et certain(e)s vendeurs/euses (n’ayant pas la chance de pouvoir suivre le match en face) qui sortent en courrant de leur magasin pour assister au replay et danser avec les autres !Ils n’ont pas peur pour leurs caisses…normal, les voleurs trépignent avec eux !

 



00:21 Écrit par Nettah | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

20/05/2005

Where do the children play?

Well I think it's fine, building jumbo planes.
Or taking a ride on a cosmic train.
Switch on summer from a slot machine.
Yes, get what you want to if you want, 'cause you can get anything.

I know we've come a long way,
We're changing day to day,
But tell me, where do the children play?

Well you roll on roads over fresh green grass.
For your lorry loads pumping petrol gas.
And you make them long, and you make them tough.
But they just go on and on, and it seems that you can't get off.

Oh, I know we've come a long way,
We're changing day to day,
But tell me, where do the children play?

Well you've cracked the sky, scrapers fill the air.
But will you keep on building higher
'til there's no more room up there?
Will you make us laugh, will you make us cry?
Will you tell us when to live, will you tell us when to die?

I know we've come a long way,
We're changing day to day,
But tell me, where do the children play?

Cat Stevens

16:16 Écrit par Nettah | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Pauvre Belgique!

J’ai vu dans le journal télévisé de la RTBF ce matin, qu’un journaliste de la BBC est venu en Belgique pour faire un reportage sur les tensions communautaires qui divisent la Belgique en ce moment.

Il est venu filmer le quartier de Linkebeek et en montrant les graffitis masquant les noms français des rues, il a dit que le début de la violence ressemblait à cela. Il a fait un parallèle avec  l’Irlande du nord. C’est bêtement triste !

Lorsque je regarde le JT belge, j’ai l’impression, vu d’ici, que le pays est au bord de l’éclatement. Les tensions paraissent palpables dans l’air.

L’atmosphère est agressive.

Le gouvernement a reporté le problème à plus tard, pour eux une page est tournée ( !)…encore un accord à la belge.

J’aimerais rester neutre par rapport à ce problème mais c’est difficile surtout que j’ai vécu dans la région qui a fait éclater ce qui voulait éclater depuis longtemps. Nous avons habité Linkebeek et dans cette commune dont le bourgmestre est francophone vit une majorité de francophones (80% si je ne me trompe). Il est normal que leurs droits soient respectés tout comme ceux des néerlandophones, non ?

Je vais dire quelque chose de très utopique mais dans mon pays sont reconnues trois langues…pourquoi ne pourrait-on pas recevoir nos papiers officiels dans la langue qui nous convient le mieux que l'on se trouve en Wallonie ou en Flandres? Je connais trop bien la réponse…

Je ne veux pas plonger dans ce genre de débat car il est trop complexe (comme tout ce qui touche aux bases de ce petit pays et qui a déjà fait tant de victimes !). Il n’y a pas ou plus de démocratie en Belgique et peut-être que cela joue-t-il aussi sur les tensions ! Ce n'est que mon humble avis...faites-en ce que vous voulez!

 

Voyez comme Linkebeek est jolie sous la neige!

 

 







15:59 Écrit par Nettah | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

19/05/2005

Le funiculaire de Bom Jesus

Je ne pouvais pas parler de Bom jesus sans parler de son funiculaire hydraulique qui est paraît-il le plus ancien au monde. Il fut inauguré en 1882 et fut le premier funiculaire de la péninsule Ibérique. Il utilise la force de la gravité de l’eau, grâce à deux réservoirs faisant contrepoids. Le portique d’entrée est très beau et lorsque nous avons pris le funiculaire, le soleil jouait entre les feuille des arbres nous entourant de tous côté. Cette petite promenade vaut le détour.





15:12 Écrit par Nettah | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Bom Jesus

Il y a un endroit à Braga que j’aime tout particulièrement, le sanctuaire de Bom jesus. Il est admirable du centre ville, ses lumières accompagnées de celles du Sameiro surplombant la cité enjolivent les soirées.

Il fait partie des plus surprenantes réalisations baroques du Portugal.

En 1722, l’archevêque de Braga conçut l’immense escadaria (escalier) baroque de Bom Jesus, pour desservir le petit sanctuaire existant. Mais l’escalier et l’église du même nom ne furent achevés qu’en 1811 par Carlos Amarante.

La partie basse comprend une voie sacrée escarpée avec des chapelles illustrant les quatorze stations du chemin de croix. L’escadório dos Cinco  Sentidos, au centre, représente les cinq sens, avec des fontaines murales et des statues de personnages bibliques, mythologiques et symboliques. Il est suivi par l’escalier des trois vertus, lui aussi allégorique.

Au sommet, l’esplanade offre une superbe vue sur la ville et permet d’accéder à l’église.

Non loin se trouvent plusieurs hôtels.

Remontez plus haut et vous pourrez trouver d’autres chapelles et plus loin caché au milieu des arbres, un lac sur lequel de petits tours en barque sont possibles, une grande plaine de jeux, des tables de pique-nique en pierre semé par ci par là.

En partant ne manquez pas de prendre en voiture, le petit chemin en pente derrière le parking car celui-ci possède une particularité originale. Lorsque vous arriverez pratiquement à la fin du chemin (inclinaison vers le bas, donc!)…lâchez le frein ! Oui, la voiture remonte la descente!Comment ça, t'as pris trop d'soleil?

Nous ne manquons presque jamais de passer par là lorsque nous venons ici !






15:10 Écrit par Nettah | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

18/05/2005

L'hymne au soleil d'Akenaton.


 
 
 
 
 
 
 
 

Tu te lèves beau dans l'horizon du ciel,
Soleil vivant, qui vit depuis l'origine...
Tu as  rempli tout pays de ta beauté.
Toi qui es Râ, tu les soumets tout entiers,
Tu les lies de ton amour.
Tu es loin, mais tes rayons sont sur la terre.
Tu es sur le visage des hommes,
Et l'on ne connaît pas tes venues.
 
Quand tu reposes à l'Occident sous l'horizon,
La terre est dans une ombre
Semblable à celle de la mort.
Les hommes dorment dans leurs maisons,
Leurs têtes sont couvertes, leurs narines obstruées,
Aucun oeil ne voit un autre.
On vole aux dormeurs
Tous leurs biens qu'ils ont mis sous leur tête
Sans qu'ils s'en aperçoivent.
Tout lion sort de sa tanière,
Et toute bête venimeuse mord.
Il fait noir,
La terre est dans le silence,
Celui qui a fait les êtres se repose dans son horizon.
 
A l'aube tu resplendis dans l'Horizon...
Dans le jour, tu chasses le noir...
Les Deux Pays s'éveillent en fête,
Les hommes se lèvent sur leurs pieds,
Leurs bras s'ouvrent pour adorer ton lever.
La terre entière fait son ouvrage.
Tout bétail est heureux de sa provende;
Les arbres et les plantes verdoient,
Et les oiseaux s'envolent de leurs nids;
Leurs ailes s'ouvrent, adorant ton âme.
Tous les chevreaux sautent sur leurs pieds,
Tout ce qui vole et bat des ailes
Vit quand tu resplendis pour eux.
Les bateaux montent et descendent le Fleuve.
Toute route s'ouvre parce que tu apparais.
Les poissons dans le fleuve sautent devant ta face;
Tes rayons vont au fond de la mer.
 
(...)
 
Extrait de "l'hymne au soleil d'Akenaton" (XVIIIe dynastie. Akenaton. 1370-1352 av. J.-C.)
tiré du livre "Trésor de l'Egypte" par Samivel.



13:42 Écrit par Nettah | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

15/05/2005

Il pleut dehors, il pleut...

Cette après-midi, nous sommes passés à la ferme dont un ami et son père s'occupent le week-end.
Cet endroit est magnifique...j'en parlerai plus longuement plus tard car elle représente vraiment le type de la ferme ancienne de cette région.
Nous avons passé un moment magique sous les orangers et au milieu des vignes. Nous avons cueilli des oranges sous la pluie, les gouttes dégoulinant sur nos parapluies et nos vestes. Pouvoir cueillir une orange et la manger... le goût en devient tellement plus fort!
 
Demain début des festivités pour l'anniversaire de fiston...déjà cinq ans!


01:34 Écrit par Nettah | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/05/2005

Le vieux, le garçon et l'âne

 

    Il était une fois un vieux, un garçon et un âne.

    Le vieux décida d’aller avec son petit fils jusqu’au marché du village voisin et comme il y avait quelques kilomètres à faire, il décida d’emmener l’âne pour que le voyage soit plus facile.

    Il attela l’âne, prépara une collation pour le voyage et appela son petit-fils qui chassait des lézards près de la maison.

    Il avait pensé que le mieux serait d’aller à deux, petit-fils et grand-père, sur le dos de l’âne mais il avait de la peine pour lui :

_ «Pauvre âne, il est vieux et fatigué ! Le mieux est qu’il n’y en ai qu’un qui monte sur son dos. »

    Alors, il mit son petit-fils en selle et ensuite ils partirent, le vieux marchant à côté de l’animal.

    Après avoir fait à peine quelques mètres, à la sortie du village, ils croisèrent un groupe de femmes qui cueillaient des pommes au bord de la route. Le vieux entendit, alors, ce commentaire :

_ « Regardez, regardez…Le garçon qui est encore tout jeune, va assis sur l’âne et le vieux qui tient à peine sur ses jambes marche à côté…Faut le voir pour le croire !

    Et une autre de rajouter :

_ « Pauvre homme ! »

    En entendant ces paroles, le vieux se dit que ces femmes avaient peut-être raison. Alors, il fit descendre son petit-fils de l’âne et monta à sa place.

    Quelques mètres plus loin, ils passèrent près de deux hommes remplaçant la roue d’une charrette sur le côté de la route.

Ils entendirent un nouveau commentaire :

_ « ‘Faut vraiment oser » dit l’un des hommes « Le vieux va sur l’âne pour ne pas se fatiguer et le pauvre p’tit gamin, encore si jeune, doit aller à pieds… »

_ « Saleté d’vieux ! » dit l’autre homme « Il doit être aussi mauvais qu’un serpent… »

    En entendant ces paroles, le vieux hésita encore une fois. Il fit s’arrêter l’âne, descendit et se mit à réfléchir à ce qu’il allait faire…

_ « Bon…Peut-être que le mieux serait que nous montions tous les deux. Ainsi personne ne pourra plus rien dire."

    Malgré sa vieillesse, l’âne supporta le poids des deux personnes. Et durant quelques mètres, le voyage continua sans problème. Jusqu’à ce qu’une femme accoudée à la fenêtre d’une maison, crie bien fort :

_ « hé vieux, vous n’avez donc aucune pitié de cette pauvre bête qui doit avancer avec deux personnes sur le dos ? »

    Ce ne fut pas la peine d’en rajouter, le vieux et le garçon rempli de pitié pour leur âne, descendirent et marchèrent…Et ils continuèrent le voyage vers le marché en pressant le pas pour ne plus perdre de temps.

    Quand ils entrèrent dans le village, un groupe de marchand commença à se moquer d’eux en éclatant de rire :

_ « Ah, ah, ah ! Regardez ces idiots ! Ils ont un âne, mais ils le traitent comme un prince…ils ne le montent pas pour ne pas le fatiguer…Ah, ah, ah ! »

    Cette fois, le vieux en eu marre des commentaires. Il ne fit aucun cas de ce qu’ils dirent et continua son chemin. Savez-vous quelle est la morale de cette histoire ?

    Voici celle que le vieux expliqua au garçon :

_ « C’est pour que tu saches comment sont les gens : On t’arrête parceque tu as un chien et on t’arrête parce que tu n’en as pas (Expression très courante en Portugais)»

 

Cette histoire a été sans doute mal traduite par la débutante que je suis dans la langue Portugaise mais j’avais envie de la partager. Ce conte est, je crois, un conte traditionnel du Portugal, mon homme (Portugais de souche) connaissait cette histoire. Je l’ai tirée du Batatoon (magazine éducatif portugais) d’avril 2004.

Ce que j’ai toujours aimé dans les contes c’est que derrière leur fausse simplicité, se cachent toutes les questions du genre humain et ils nous donnent des chemins de réponses.

 

Quoiqu’on fasse, il y aura toujours quelqu’un pour critiquer nos actes sans connaître leur pourquoi et leur comment !

Ce n’est pas facile et je dirais même c’est drôlement difficile de s’écouter et d’ignorer les regards et doigts accusateurs en tous genre…ils nous bercent depuis notre plus tendre enfance et on finirait presque par trouver normal de sentir leurs griffes nous lacérer tendrement l’âme !

 

 




02:23 Écrit par Nettah | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

11/05/2005

L'hôtel Frankfurt

Lorsque nous sommes arrivés à Braga en août 2004, nous avons été dans l’ »obligation » de loger à l’hôtel durant 4/5 jours. Grâce à cela nous avons eu la chance de pouvoir découvrir l’hôtel Frankfurt dont les fenêtres donnent sur la plaça da República.

Cet endroit est tenu par deux très vieilles dames. L’une citadine et patronne, l’autre en tablier et pied nu (d'après elle, c'est plus agréable pour travailler) arpentant les couloirs de la demeure avec ses chiffons. A tout moment, je m’attendais à la voir disparaître au détour d’un couloir tant leurs présences étaient délicieusement fantomatiques !

Nous avons eu une grande chambre très propre aux meubles de style en bois anciens dont les tapis étaient usés jusqu’à la corde mais nous avions une vue imprenable sur le café Viana, les fontaines et nous étions réveillés par l’horloge de l’église (dont on ne comprenait pas toujours la logique).

Cet hôtel a eu son heure de gloire, les dames ont été enchantées de pouvoir me faire visiter quelques unes de leurs plus jolies chambres.

Nous leur avons demandé l’origine du nom de cet hôtel.

Au 19éme siècle deux dames d’origine Allemande sont arrivées à Braga.

A cette époque, le café Viana venait d’ouvrir (c’est le plus ancien café de la ville et il a une atmosphère vraiment belle). Le gérant de l'établissement et l’une des deux sœurs sont tombés amoureux, ils se marièrent et les sœurs ouvrirent cet hôtel qui est resté une affaire familiale jusqu’à aujourd’hui puisque la patronne est l’arrière petite-fille de ce couple.

Aujourd’hui c’est visiblement l’heure du déclin, le mari de la patronne étant très malade, ils ont été dans l'obligation de fermer les cuisines et ces dames travaillent à deux dans cette grande bâtisse.

La pièce commune est très jolie, y trône un piano (héritage familiale) fermé à clé de peur que les clients n’abîment les précieuses touches d’ivoire et au plafond des peintures représentant pour le centre, le commerce et sur les côtés quatre continents et les saisons.

L’endroit est fascinant tellement son air est chargé de souvenirs, de belles pièces et de mystère !

Si vos pas vous mènent un jour en cette place pour quelques nuitées, n’hésitez pas à y entrer…Vous serez sans doute acceuillis par une vieille dame en tablier, pieds nus et echevelée mais très sympathique  et vous serez peut-être les derniers clients d’un hôtel à l’ancienne.

Vous n’y trouverez certainement pas de minibar, de télé dans les chambres. Il n’y aura pas de petit déj’ au lit(ils en servent de très bon au Viana et dans d’autres pastelarias du quartier) mais quel privilège de parler à des ancêtres et de pouvoir presque voir des images du passé déambuler dans les couloirs…







14:27 Écrit par Nettah | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/05/2005

Miramar

Nous sommes allés sur une plage à Gaia, Miramar.

Sur cette plage se trouvait, affrontant la mer une petite église plantée sur les rochers. Voici ce que nous explique les azulejos à l’entrée du bâtiment :

« Le lieu sur lequel se dresse l’église do-senhor-da-pedra est certainement le plus ancien lieu de culte de l’arrondissement.Avant d’y célébrer l’Eucharistie du Christ, c’était un autel païen.

L’origine de la communauté de Gulpilhares remonte à la plus grande antiquité en témoigne l’héritage archéologique trouvé dans cette région. »

Cet endroit est singulier.

Nous pouvons entré dans le bâtiment par une porte sur le côté et nous sommes directement, vu l’étroitesse du lieu, écrasé par un Christ agonisant sur la croix…toujours cette insistance sanglante, cette croyance dans la souffrance, ce doigt accusateur pointé sur nous, pauvres pêcheurs! Le ressac de l’océan, l’obscurité, les flammes vacillantes des cierges enfermés derrière une vitre suintante confère à ce lieu une atmosphère vraiment très étrange.

A la sortie la lumière est aveuglante et par l’escalier de pierre nous accédons à une sorte de petite terrasse offrant une vue magnifique sur l’océan et ses vagues attaquant les rochers.

 

Face à la plage un ancien hôtel trois étoiles abandonné.

Cet endroit a un-je-ne-sais-quoi qui nous plaît!

Demain : « rebelote, on remet ça ! »

 




02:20 Écrit par Nettah | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/05/2005

Franchir l'infranchissable

  « Quelque application qu’on y mette, il est difficile de croire que le monde n’est qu’un tas confus, un ramassis de matière assemblé fortuitement et battu comme blanc d’œuf par le fouet des énergies de hasard. De l’infiniment grand à l’infiniment petit, l’examen des ensembles et des détails nous montre au contraire que tout est en ordre. Non seulement en ordre mais organisé. Face aux singuliers problèmes que posent cet ordre et cette organisation, la solution rationaliste est de se satisfaire du "comment". Sachant comment se déroule une suite de phénomènes, ayant fait la lumière sur le fonctionnement d’un mécanisme cosmique ou biologique, on s’estime satisfait. Le monde est, et il est ainsi. Il n’y a pas lieu de chercher à en savoir plus long.

  Cela ressemble singulièrement au ne-recherchez-pas-à-comprendre du vénérable vieillard curé.

  Eh bien, qu’on m’excuse, tant que j’aurai un souffle de vie, je chercherai à en savoir plus long, même si tous mes désirs et tous mes efforts ne me font pas grimper d’un échelon.

  Le loup captif qui sans cesse va et vient derrière ses barreaux me paraît plus raisonnable, sinon plus rationnel, que celui qui résigné se couche en rond dans la paille. En essayant, mille fois l’heure, de franchir l’infranchissable, qui sait peut-être un jour il passera… »

 

RENE BARJAVEL dans « la faim du tigre »


20:43 Écrit par Nettah | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/05/2005

Les Portugais et le foot!

Il y a un match de foot qui vient de finir à l’instant…comment je le sais? Au cri de jouissance collective qui vient de s’élever de toutes les terrasses et quelques salons du quartier.

Visiblement ce fût très bon, z’ont bien pris leur pied !

Je suppose que c’est Benfica qui a gagné…doivent être heureux parait que cela fait trente ans qu’ils attendent ce moment…

Mon homme vient de m’apprendre que ce n’était pas encore la finale !

Qu’est-ce que ça va être s’ils gagnent !!!

Maintenant, ils klaxonnent!

Cela me rappelle l’euro 2000 (je crois, parceque moi, le foot...)

A cette époque nous habitions un appart qui donnait sur la place Rogier (plein centre de Bruxelles)ou plus exactement sur cette affreuse tour Manhattan. Pour savoir qui venait de gagner à la fin de chaque match, il suffisait de regarder par la fenêtre quel drapeau virevoltait au dessus des voitures klaxonnantes et hurlantes. Les turcs étaient les plus résistants…ils klaxonnaient pratiquement toute la nuit !

Aaaah la belle époque du centre ville… ;-)

 




23:56 Écrit par Nettah | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Tourbillon de douceur avec fiston!

Une des chansons que fiston aime que je lui chante et que j'adore chanter (ça tombe bien, dites donc! ;-)):
 
Le tourbillon de la vie (chanté par Jeanne Moreau dans "Jules et Jim")
 
Elle avait des bagues à chaque doigt,
Des tas de bracelets autour des poignets
Et puis elle chantait avec une voix
Qui, sitôt, m'enjôla.

Elle avait des yeux, des yeux d'opale
Qui m'fascinaient, qui m'fascinaient.
Y avait l'ovale d'son visage pâle
De femme fatale qui m'fut fatale. (bis)
On s'est connus, on s'est reconnus,
On s'est perdus d'vue, on s'est r'perdus d'vue.
On s'est retrouvés, on s'est réchauffés
Puis on s'est séparés.

Chacun pour soi est reparti
Dans l'tourbillon d'la vie.
Je l'ai revue un soir, aye, aye, aye,
Ça fait déjà un fameux bail. (bis)

Au son des banjos, je l'ai reconnu,
Ce curieux sourire qui m'avait tant plu.
Sa voix si fatale, son beau visage pâle
M'émurent plus que jamais.
Je m'suis saoulé en l'écoutant.
L'alcool fait oublier le temps.
Je m'suis réveillé en sentant
Des baisers sur mon front brûlant. (bis)

On s'est connus, on s'est reconnus.
On s'est perdus d'vue, on s'est r'perdus d'vue.
On s'est retrouvés, on s'est séparés
Puis on s'est réchauffés.

Chacun pour soi est reparti
Dans l'tourbillon d'la vie.
Je l'ai revue un soir, ah là là,
Elle est retombée dans mes bras. (bis)
Quand on s'est connus, quand on s'est reconnus,
Pourquoi s'perdre de vue, se reperdre de vue ?
Quand on s'est retrouvés, quand on s'est réchauffés,
Pourquoi se séparer ?

Alors, tous deux, on est repartis
Dans l'tourbillon d'la vie.
On a continué à tourner
Tous les deux enlacés. (ter)



23:30 Écrit par Nettah | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

04/05/2005

Douceur printanière

J’aime voir le soleil d’une fin d’après-midi de printemps se frayer un chemin à travers les voiles d’une chambre. La fenêtre ouverte sur les sons que la douce chaleur enveloppe d’une résonance particulière.

Cette lumière chaude, dorée bercée par une légère  brise m’apaise où que je sois.

Le bruissement des jeunes feuilles  chatouillées par le vent, le chant des moineaux, des merles et les enfants se disputant, sans doute, un ballon ajoutent de la paix à ce moment.



20:30 Écrit par Nettah | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/05/2005

Lanchar

Aaah! Comme il est agréable de lanchar au Portugal!

On ne rate pas le lanchar ici ! C’est très important  la pause café/gâteau.

Oui, le mot "lanchar" signifie "goûter" en Portugais et nous, on adore cette pause-là !

Surtout quand celui-ci se compose d’un delicias do chocolate, d’un jésuite (non ce n’est pas ce que l’on pourrait croire mais une délicieuse pâtisserie à la cannelle recouverte d’une fine couche de meringue. Tout du moins ceux que j’ai goûté), d’un pasteis de nata ou de pão saloio accompagné de fromage et goiabada (marmelade de goyave)…mmmmh délicieux !

Les pastelarias (sorte de pâtisserie/boulangerie/café) ne manquent pas et donc les tentations sont atroces…plus ou moins à tous les coins de rue !

C’est dur…c’est un supplice…un dernier pour la route…à partir de demain terminé…comment ça mentirosa…je vois que la confiance règne...ça fait plaisir!

 




20:46 Écrit par Nettah | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

02/05/2005

Suivre son chemin!

Avant hier, j’ai rêvé d'une tante dont j'étais très proche et qui est morte. Dans ce rêve, je dormais chez elle. Elle était souriante. Je me souviens d’une partie où nous étions assis à table, elle, moi et deux autres personnes floues, je parlais avec elle. Je lui disais que si j’avais pu, j’aurais acheté sa maison et elle aurait pu y rester autant de temps qu’elle le voulait. Je ressentais vraiment beaucoup d’amour pour elle et c’était réciproque. Depuis toujours les morts me parlent en songe (non, je ne suis pas complêtement dingue!).Quand il s'agit des membres mort de ma famille, je ressens toujours leur amour. Je vois aussi quelle a été leur mort et je sens bien qu’après il y a quelque chose (qui me fait encore peur car le doute me tient toujours!Vous voyez que suis pas tout à fait folle! ;-)) et qu’à ce moment-là nous nous retrouvons face à nous même sans rien pouvoir cacher. Lorsque mon père est mort, il m’ a décrit la mort (toujours en rêve)comme une fête préparée pour soi mais dans laquelle on se retrouve seul, effroyablement seul. Cette mort est à son image…il était tellement seul, malheureux à se cogner contre ses propres murs. Dans mes rêves, il est toujours triste, aimant, doux mais terriblement mort !

Il y a de ça 13 ans un oncle très proche est mort, un an ou deux après mon grand-père l’a suivi. Dans un rêve mon oncle m’est apparu et m’a dit en me montrant mon grand-père effrayé dans une camionnette que chacun vivait sa mort et qu’en l’occurrence la mort de mon grand-père c’était ça. Bien plus tard mon grand-père m’est apparu et m’a montré ce qu’était l’après, il m’a parlé de sa famille, des choses très précises.

Depuis, j’ai compris qu’à notre mort nous passons tous par une étape difficile qui est celle de l’acceptation et l’obligation de voir sa vie en face. Nos actes ne se perdent pas dans les méandres de nos mémoires sélectives, il faudra un jour déposer nos sacs de merde et bien observer le contenu sans détour pour pouvoir passer à une autre étape…

Je ne sais pas pourquoi je raconte ça. Peut-être parce que les gens qui se moquent et méprisent les choix de vie des autres m’horripilent que ce sont souvent ces mêmes personnes paralysées par la peur qui ne supportent pas ma vie, notre vie car cette manière de vivre les oblige à voir d’autre façon d’aborder les chemins de l’existence et pour leur vie rigide c’est dur à avaler… »Il n’y a donc pas qu’un chemin ? Il n’y a donc pas qu’une logique ? Si moi, je ne l’ai pas fais cela n’existe pas, ce n’est pas possible ! »

Et bien moi c’est gens là, je les emmerde et le jour où la vie les obligera à affronter les questions existentielles, que les belles murailles de leur vie bien réglée s’écrouleront et bien…on en reparlera !

Mon père est mort à 47 ans !

Il s’est détruit. Il s’est construit des murs infranchissables surtout pour lui. Il ne pouvait plus que faire mal…

Il avait du fric, une famille mais il lui manquait le principal l’envie de vivre…il voulait être marin, il est devenu fondé de pouvoir. Il ne voulait pas d’enfant, il en a eu trois et en plus, il a eu le malheur d’aimer une femme comme ma mère…pas de chance !!!

J’explique cela car je me retrouve ici au Portugal dans une situation qui n’est pas toujours facile mais que je ne regrette pas et qu’évidemment dans ces cas-là, les aigris viennent à l’attaque en assenant leur cri hystérique « j’t’lavais dit !j’t’l’avais dit ! ». Au fond de moi, je sais que nous avons raison de suivre ce chemin même s’il est semé d’embûches car les soleils y sont bien plus brillants et nos soifs bien mieux étanchées.

La petite voix qui nous parle, là au fond de nous à souvent raison…

Bien sûr, il ne faut pas foncer tête baissée, les murs font mal mais regarder loin devant et essayer de trouver le p’tit nuage blanc qui pourrait nous servir de guide…  

 




15:50 Écrit par Nettah | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Famille...

Quand mon regard croise celui d’un petit enfant, j’y vois tant de beauté souvent salie par la connerie des adultes qui oublient  tout ! On ne fait que répéter sans cesse, on n’apprend jamais rien… à quoi sert notre soi-disant avancée, notre soi-disant connaissance des choses. On ne connaît rien de rien. J’ai souvent haïs les adultes, je les voyais dans mes rêves d’enfant enlever leurs visages cagoules révélant des têtes d’ampoules. Je les observais cachée dans l’obscurité, terrorisée. Ils communiquaient entre eux par intensité de lumière. Je me disais, il ne faut pas leur faire confiance, ils ne sont pas d’ici…ils vont nous faire du mal…

Je les ait haïs longtemps, adolescente…je ne supporte toujours pas ceux qui se disent "adulte"…connerie…ceux qui se disent "adultes" ne comprennent rien au sens de la vie…qui perd son âme d’enfant, perd sa vie, perd la faculté de voir…Ma famille a essayé de me casser, ils n’y sont pas arrivés et ils n’y arriveront pas. Mon père est mort et ma mère est pire que cela…mes frères je ne sais pas ce qu’ils sont, l’avenir me le dira peut-être un jour et les autres…

J’ai accouché de mon fils et moi avec lui.

Je suis morte et je suis revenue pour une nouvelle vie. Je suis devenue une femme …je suis une mère et plus la fille de personne et c’est mieux !

La souffrance…lorsqu’ils ont arraché mon fils avec les forceps de mon corps, ils m’ont arrachée avec…des morceaux de moi sont morts pour mieux renaître.

Ma vie d’avant est une sorte de rêve…ma famille ne me manque pas…aucune tristesse…un soulagement…une liberté…une beauté…

La famille n’est pas de sang, il faut pouvoir partir et arracher les liens ensanglantés qui nous tiennent et nous bouffent, nous rongent, nous assassine à coup de poing dans l’âme.

« T’ES QU’UNE MERDE !!!»

J'vais pas m’étaler sinon les horreurs vont fuser et tu es mort…je t’aimais…toujours rejetée…

J’avais ma bulle que personne n’avait le droit de franchir…pas me toucher…pas dire…pas montrer…pas revivre ça…

Je suis tellement mieux sans ma génitrice…il y a longtemps qu’elle ne mérite plus le doux nom de maman…je ne veux pas te voir…encore moins t’entendre…pauvre ivrogne perverse…pauvre malade…pauvre idiote…






15:38 Écrit par Nettah | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |